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Véritable 'artificier du verbe' créateur de la "Fronde des Poètes", animateur sur Canal 40 de la seule émission française consacrée à la Poésie, Victor Varjac est – entres autres – l'auteur de recueils de Poésie tel que "La chair du néant", "Les amants du silence", "Fleurs sauvages" ou encore "Les portes du Chaos" (joué à Paris en 1993). A propos de Victor Varjac...
ou les heures magiques de Nohant Christian Pirot nous propose un ouvrage original qui permet au lecteur d'entrer en toute quiétude, dans l'intimité du couple célèbre : George Sand et Frédéric Chopin. Ce livre, parfaitement structuré, est une véritable mine d'or. On "voit" littéralement ces êtres du XIX ème, vivre sous nos yeux et l'on ne peut rester insensibles aux joies, aux peines que traversent leur quotidien. Avec beaucoup de délicatesse et de lucidité, de maîtrise également, Sylvie Delaigue-Moins (auteur de 5 ouvrages consacrés à George Sand) nous permet d'entrer de plain-pied dans la création littéraire et musicale de ces deux génies. Frédéric Chopin a passé 1122 jours à Nohant (en cumulant les jours des Sept été de 1839 à 1846). Ces longs séjours de plusieurs mois sous l'œil attentif, tendre et maternel de George Sand, permirent à Chopin de trouver un véritable foyer, un havre de paix situé dans une région qui lui rappelait sa chère patrie : la Pologne : "... ce paysage rassurant peu à peu, réveille en Frédéric Chopin le souvenir de la lointaine campagne de Zelazowa-Wolä, le village tout près de Varsovie... Et Chopin est tout simplement heureux comme lorsqu'il revoyait, aux vacances avec ses parents, les châtaigniers et les saules du manoir de son village. Quand il franchit la grille avec George Sand et les enfants, les climatites et les rosiers s'accrochent aux murs de la demeure comme autrefois à ceux de sa maison natale. A ce moment, pour la première fois peut-être, l'exilé se sent chez lui." Nohant, petite agglomération provinciale, perdue dans le département de l'Indre, devient tout à coup le haut lieu où se retrouveront les grandes figures du romantisme. C'est aussi l'endroit où Frédéric Chopin retrouve la santé grâce à une nourriture régulière et saine, au bon air et à la vie tranquille et douce qu'organise et tisse tel un véritable cocon, George Sand. C'est dans ce cadre, presque idéal où l'amour se mêle à l'harmonie des heures que Chopin composera prés de quarante de ses chefs d'œuvre. La liste est plus qu'éloquente : 3 sonates, (dont celle en si bémol mineur), sept nocturnes, deux ballades et deux polonaises, deux scherzos, quinze mazurkas. Nommons les pièces les plus admirables, celles qui dureront plus que le temps : la 4ème ballade, audacieuse et prophétique, la polonaise en la bémol majeur, où le compositeur mêle la passion de la révolte au chant de l'éxilé : le 15 ème nocturne à la fois aérien et viril. "Dix ans auparavant, dans les salons, on soufflait les chandelles, comme pour suivre un rite lorsque le jeune exilé interprétait ses nocturnes. Très vite, Chopin a voulu préserver ses compositions de ce climat exclusivement affectif et le "Nocturne en mi bémol majeur" qu'il compose ensuite est aussi riche de hardiesse que les précédents mais presque dépouillé de romantisme. Ici, le style sobre, sans artifices, ni procédés, où les tonalités s'enchaînent par des subtiles modulation, annoncent déjà le modernisme d'un Gabriel Fauré". De son côté la romancière est loin de rester inactive. Réglant à la fois la vie domestique, cette hôtesse incomparable se transforma en jardinière avant de revêtir, à ses heures, le tablier d'une cuisinière accomplie. Malgré cela, elle ne délaissait pas pour autant sa table de travail. George Sand, pour qui la musique est une chose vitale depuis son enfance, a connu, admiré et aimé les plus grands musiciens de son temps, la rencontre avec Pauline "Va cristalliser, autour d'une figure idéale, tout un flot d'impressions accumulées, d'idées, de sentiments qui bouillonnaient en elle autour de la "musique". De cette période, naîtra, Consuelo, roman lyrique et musical, puis un hiver à Majorque, compagnon de toute la France, le meunier d'Angibault et l'immortelle "mare au diable" dédiée à Chopin. En tout une vingtaine d'ouvrages. Quand elle disait à son ami Honoré de Balzac : "j'ai écrit des romans la nuit, je suis montée à cheval le jour, j'ai joué au billard le soir", elle oubliait d'ajouter toute l'agitation qui suivit la parution des premiers numéros de la Revue Indépendante dont la 1ère publication porte la date du 6 novembre 1841. Cette revue existe toujours. Elle est devenue l'organe du syndicat des journalistes et des écrivains. George incarne aussi le combat social. Cette femme militait et bravait les interdits pour faire entendre la voix du peuple, de la fraternité. Ce livre restitue parfaitement cette artiste hors du commun que l'on confine beaucoup trop souvent dans des rôles secondaires. Nous découvrons également les grands noms de cette époque, Eugène Delacroix qui, à 44 ans, semble au sommet de son art, Pauline Viardot et son époux, sans oublier tous les amis, les voisins et les connaissances. Nous assistons aux nombreux voyages entre la capitale et Nohant. Aménagements et ennuis divers viennent souvent alourdir ou compliquer la vie de nos artistes mais ils nous apportent une somme de détails qui nous permette de mieux appréhender ces êtres, qui surent donner à leur quotidien un caractère presque toujours exceptionnel. Sylvie Delaigue-Moins, a su, avec beaucoup de talent nous présenter, sous un jour nouveau, des artistes qui font à jamais partie de notre patrimoine culturel et sentimental. Je ne peux que vous conseiller d'acquérir cet ouvrage unique en son genre qui comprend un court prologue évoquant la rencontre de George Sand avec Frédéric Chopin, suivi des 7 chapitres décrivant la vie à Nohant, sans oublier les séjours parisiens. Le livre s'achève par la séparation des amants. "Adieu, mon ami, que vous guérissiez vite de tous maux, et je l'espère maintenant (j'ai des raisons pour cela/et je remercierai dieu de ce bizarre dénouement à neuf années d'amitié exclusive. Donnez moi quelque fois de vos nouvelles. Il est inutile de jamais revenir sur le reste." Le dernier né des Editions Christian Pirot, se dévore comme une friandise rare. Surtout, ne vous privez pas de ce plaisir. Sylvie Delaigue-Moins, "Chopin chez George Sand", Christian Pirot Editeur - EAN : 9782868082220, 20 €
On lira avec intérêt chez le même éditeur :
"George Sand histoire de ma vie",
Texte intégral de l'édition originale publiée chez Victor Lecou et Cadot en 1854-1855.
EAN : 978286808/153-3/073-1/084-7/094-4/107-X/137-1/151-3/174/191/192. "George Sand de Nicole Mozet", Ecrivain de romans, EAN : 9782868081061, 19,82 € "Alexandre Monceau le dernier amour de George Sand", André Chevereau, EAN : 978286808175, 20 € "George Sand Légendes rustiques", Edition conforme à l'originale de 1852, 1er récits accompagnés de la totalité des gravures de son fils Maurice Sand. EAN : 9782868081506, 17 €
Extraits
Paul Verlaine Tome 1 (1857-1885) Ou l'autre visage du poète Les Editions Fayard, avec le concours du Centre National du Livre, et de la fondation la Poste, nous invitent à découvrir le tome premier de la correspondance générale de Paul Verlaine. A une époque où la phonétique a remplacé l'orthographe, où le courrier électronique n'a qu'une présence fugace sur les écrans d'ordinateur, la correspondance traditionnelle, devient de plus en plus rare pour ne pas dire exceptionnelle. Nous nous apercevrons d'ici une ou deux générations que l'absence de documents aussi personnels qu'intimes véhiculés par la correspondance, ressemblera sans doute à une crevasse énorme que rien ni personne ne pourra combler. Ce sera le grand trou noir de l'oubli, de l'interrogation. L'accès au grand public des moyens de communications de plus en plus sophistiqués, dont l'évolution poursuit sa course effrénée peut tout aussi bien être, comme la langue d'Esope la meilleure et la pire des choses. Sans refuser ces nouvelles routes qui ouvrent tant de portes nouvelles, demeurons vigilants quant à la survie de nos messages qui sont les pierres de l' édifice humain auquel chaque génération apporte la somme de ses expériences qui préparent l'avenir. Avec ce premier volume de la correspondance d'un des plus grands poètes du XIX ème, nous découvrons un autre Verlaine. Les lettres formant ce premier tome sont d'autant plus intéressantes qu'elles furent écrites sans le soucis de la publication. Le poète se révèle "nature". Il se confie sans retenue et l'argot, les jeux de mots, les dessins (plus de 200) font partie intégrante de ces discussions de plume. Ces courriers révèlent également les hésitations du jeune poète, son besoin de reconnaissance en même temps que son extrême sensibilité. Nous assistons à la naissance de ses premiers recueils "les poèmes saturniens- les fêtes galantes". Nous rencontrons ses amis, le grand Hugo, mais également Coppée, Mallarmé... Nous découvrons la tendresse du poète mais aussi son extrême fragilité. Nous revivons, par la fenêtre d'encre et de papier, la découverte de la belle Mathilde Mauté que Verlaine épousera, sa rencontre avec Arthur Rimbaud, l'abandon du foyer alors que son fils n'a que trois mois... L'escalade jusqu'à cette scène terrible où Verlaine tire sur Rimbaud... De sa prison, en Belgique, le poète demande à Victor Hugo d'intercéder en sa faveur auprès de Mathilde... passage déchirant d'un homme enfermé qui cherche dans la solitude et le noir des jours, à renouer le fil du passé avec celui de demain. La poésie, en ces moments cruciaux, sauvera l'artiste du naufrage. Ce sera la naissance de "Cellulairement", puis de "Romances sans paroles" que l'ami fidèle, Lepelletier, fera paraître. Nous devons ce premier tome à Michael Pakenham, docteur en littérature et l'un des plus éminents spécialistes de Verlaine. Durant une vingtaine d'années, ce chercheur a classé toutes les lettres trouvées ou retrouvées, d'autres sans doute verront le jour dans les années à venir, car ce type de quête ne semble jamais finir. L'appareil critique de Michael Pakenham est un outil indispensable et précieux, en même temps qu'une mine de renseignements, qui permet une approche magique de Paul Verlaine. Muni de cette correspondance, le lecteur entrera dans le monde inédit de l'immense poète et pourra, tout à loisirs, feuilleter ses recueils immortels, avec un oeil tout neuf, et une émotion enrichie de la connaissance d'une vie, presque au jour le jour. Paul Verlaine, "Correspondance générale – Tome 1 (1857- 1885)", Fayard - EAN : 9782213619507, 45 €
à découvrir ou à relire à la Pléiade Ed Gallimard "OEuvres poétiques complètes" 1600 pages, ISBN : 47-A- 10579-3, 52 €
Extraits
ou la métamorphose de la lumière Les éditions Editinter viennent de faire paraître une œuvre d'une rare intensité où les sentiments sont mis à nus, telle une feuille embrasée de soleil. L'amour et l'urgence liés par la valse des jours dessine un étrange ballet sous nos yeux saisis par l'étonnement. Il existe bien peu d'êtres capables de hisser aussi haut la bannière du cœur. Brigitte Egger-Béarn s'est mise tout entière dans cette poésie comme la perle dans la chair de l'huitre. L'union de deux êtres exceptionnels donne peu à peu naissance à une pierre aussi rare que précieuse née d'une étincelle ou d'un grain de poussière. L'amour avec un A majuscule est avant tout alchimie. Lorsque Pierre Béarn, chantre des hommes et sans aucun doute, le plus grand fabuliste du XX ème siècle, rencontra Brigitte, peut-être ignorait-il qu'il entrait dans la cathédrale de l'amour. Brigitte nous convie à partager son histoire de femme passionnée, amoureuse d'un être exceptionnel. Sensible et généreuse, elle donnera tout, sans réserve aucune et sans fausse pudeur à l'homme, au poète, à l'artiste qui incarne son idéal. La vérité dans l'amour est le gage immortel de l'authenticité. Ce recueil ressemble à la fois à une confidence et une épopée. Ces deux aspects ne sont ici pas incompatibles, mais complices. Un vers souple, libre et musical traduit avec une sensibilité presque transparente, l'émotion qui vibre encore dans les veines de son auteur. Le visage de cette intimité possède mille et une facettes. Sur le clavier des jours, quatre mains nous interprètent la vie dans ce qu'elle possède de plus précieux, de plus admirable. La magie de ces instants est d'autant plus extraordinaire que la mort rôde…comme une sauvageonne qui cherche à mordre, à chaque instant, ce bonheur si rare, forgé sur l'enclume même de la vie. Tour à tour, découverte, hymne à la chair, cri d'angoisse, fusion du geste et de la parole, danse de l'âme au bord de la chute, ce recueil de Brigitte Egger-Béarn se métamorphose en un symbole, celui de la ténèbre où s'épuise la mort. Un livre de chevet indispensable en ces temps où les sentiments ont disparu, chassés par la meute redoutable de la haute finance et de la rentabilité !
"Quelle hantise de la mort
Brigitte Egger-Béarn
"De l'aube au crépuscule de l'amour",
Editinter -
EAN : 9782915228731,
15 €
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