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Véritable 'artificier du verbe' créateur de la "Fronde des Poètes", animateur sur Canal 40 de la seule émission française consacrée à la Poésie, Victor Varjac est – entres autres – l'auteur de recueils de Poésie tel que "La chair du néant", "Les amants du silence", "Fleurs sauvages" ou encore "Les portes du Chaos" (joué à Paris en 1993). A propos de Victor Varjac...
"le combat de l'âme et du miroir" Voici un recueil tout à fait extraordinaire où la vie d'une âme, soumise au supplice des trois dimensions, confinées en un point minuscule, se cabre et affronte le trou noir universel où naissent les démons. Laetitia Marcucci, que nous avons eu le grand plaisir de vous présenter, nous propose aujourd'hui "des poèmes vision" qui cherchent la main de la lumière aux ailes de cendre. N'entendez-vous pas, cette lance verbale qui fend la ténèbre en son milieu, tandis que les mots, soldats de l'équilibre, résistent aux serpents qui menacent la stabilité du sol. Ce livre est un petit bijou qui m'a tout de suite mis le prénom "d'Aurélia" sur les lèvres. Ces deux ouvrages ont en commun le vol magistral des images qui embrassent cet infini terrible et merveilleux, mais que bien peu d'individus osent seulement approcher. Gérard de Nerval se dématérialise, bouscule les barrières du temps et cherche à atteindre "l'harmonie de l'univers magique où mon âme puisait la certitude d'une existence immortelle". Laetitia, elle, doit lutter contre les murs qui se resserrent, contre le silence qui s'épaissit, contre le temps qui se cristallise. Elle marche sur l'arête d'une toiture abrupte qui couvre la demeure de la raison. La prison, personnage principal de cette épopée à la lisière des mondes, pousse le poète à rompre les amarres du quotidien pour échapper à l'exil et à l'oubli. Le verbe métamorphose la solitude, bouscule l'inquiétude, dépasse la ligne noire de l'horizon et marche sur l'écaille des braises d'où jailliront les chimères. Le précipice n'épousera pas le soleil de l'angoisse. Laetitia sait affronter le dragon et fendre son cœur d'une épée de glycine ! Un journal bouleversant où la jeunesse refuse les crocs venimeux d'un néant, tendu sous la poussière des heures. Nous sommes en présence d'un authentique poète dont les débuts prometteurs se confirment avec ce recueil d'une haute et superbe tenue. Un verbe qui tombe tout droit des cieux comme le sabre de l'éclair, dans notre quotidien sans clarté.
"implorerLaetitia Marcucci, "Journal chimérique", Editions du Chemins de Plume - EAN : 9782849540213, Prix : 12 €
"l'offense de la lumière" Un maître livre Les éditions Robert Laffont nous proposent "Vivre dans le feu" un livre étonnant, admirable et terrible. Le critique Tzvetan Todorov a réduit en un fort volume les 10 tomes que constituent les écrits intimes d'un des plus grands écrivains du XXème dont le destin ressemble fort à une descente aux enfers. Cette véritable autobiographie menée au jour le jour de Marina Tsvetaeva (traduit du russe par Nadine Dubourvieux), est un témoignage unique et poignant à plus d'un titre. L'aventure humaine et artistique de cette poétesse née à la fin du XIX ème (en 1892 à Moscou) d'une mère pianiste de talent et d'un père historien, ne peut que nous atteindre et nous serrer le cœur. Sa mère décède alors qu'elle vient d'avoir 14 ans. Passage difficile de l'adolescence qu'un caractère particulièrement sensible et passionné accentue. La présence du père ne semble pas combler ce vide. Notre artiste ne se sent pas aimée. D'une bonne fée, elle a "des dons verbaux éclatants" et il suffit de parcourir sa correspondance datant de ses quinze ans pour s'en convaincre. Pour Marina, écrire c'est comprendre le grand fleuve de la vie et bien souvent elle préfère s'enfermer avec sa plume et ses cahiers. Elle est courtisée par les poètes qu'elle fréquente. A 20 ans, elle publie son premier recueil. L'époque se prête à une vie artistique particulièrement brillante. Les écoles littéraires sont légions, les revues se multiplient comme les pâquerettes au Printemps. Le théâtre explore de nouvelles routes, la musique et la danse sont en pleine ébullition. Le monde des arts ne cesse, de repousser les frontières de l'acquis, en un mot, la vie culturelle bat son plein. En 1912, Marina épouse Serguei (Sérioja) Efron. Le premier enfant Alia vient au monde cette même année. En 1917, notre poétesse donne le jour à une seconde fille Irina, tandis que la révolution contraint le tsar à abdiquer. Comme la plupart des artistes, Marina n'est pas opposée à un changement de régime. Ce qui séduit dans ce mouvement politique et humain, c'est le refus de l'ordre existant, d'où émerge l'audace de la liberté, mais l'enthousiasme sera de courte durée, car la propriété est saisie et l'individu, du jour au lendemain, ne possède plus aucune réalité. Il n'appartient plus dorénavant, qu'à l'Etat, son unique employeur. Dans ce vaste pressoir humain, les artistes ne font pas exception. Le triomphe du peuple se transforme en cauchemar, mais pour que la mesure soit pleine, la guerre fratricide opposant les rouges aux blancs, débouche sur la famine. Les paysans ont peur, ils désertent les champs et le travail n'est plus effectué. Bien vite, la misère et la détresse prennent possession du pays. Marina qui n'a plus de quoi nourrir sa famille, a recours à un orphelinat, où elle pense que la disette ne pénètre pas. Elle doit bientôt retirer Alia, gravement malade et s'aperçoit avec stupeur que ce lieu qui devait protéger ses enfants est en réalité encore plus terrible qu'à l'extérieur: "Les enfants, pour faire durer le plaisir, mangent les lentilles une à une". Elle décide aussitôt de retirer son second enfant, mais il est trop tard. Irina décède quelques jours avant l'arrivée de sa mère. Ce coup du sort transforme à jamais notre poétesse. Dès lors, l'existence de Marina n'est plus qu'un long couloir où les pièges, les embûches vont se succéder. Les blancs sont battus et Serguei doit quitter la Russie. Marina le suivra quelques temps plus tard. Le couple finira par arriver en France. Marina ne sait pas feindre, elle ne sait pas mentir. Elle est entière, juste et droite, et voit, dans le projet "métaphysique du communisme", qu'il ne s'agit pas de politique, mais de "l'homme nouveau –inhumain - moitié machine - moitié singe - moitié mouton". Elle ne cherche à ne s'identifier qu'à elle-même, créant ainsi autour de sa personne la méfiance des blancs émigrés à laquelle s'ajoute celle des rouges. En somme, elle réalise le vide autour d'elle, car ce qui lui importe avant tout, c'est d'être seulement en accord avec elle-même et Marina paye le prix fort de cette attitude. La misère s'installe au foyer où naît un 3ème enfant, un fils cette fois. Puis ce sera le destin qui frappera une nouvelle fois par son mari interposé. Celui-ci ayant rejoint les rouges, demande un passeport pour son retour en Union Soviétique. Il devint agent du NKVD (qui deviendra plus tard le KGB). Ce nouvel emploi l'entraîne dans une méchante affaire d'assassinat. Il quitte clandestinement la France pour l'Union Soviétique. Sa fille l'y rejoindra, laissant sa mère et son frère Mour en France. La misère n'a pas desserré les dents. Marina quitte à son tour la région parisienne pour l'Union Soviétique, avec son fils et tout s'enchaîne. La famille tout juste réunie dans la banlieue de Moscou, assistera à l'arrestation d'Alia alors qu'elle se trouve en visite chez ses parents. Staline par le truchement de Beria, nouveau chef du NKVD prépare un grand procès impliquant les dirigeants bolcheviques. Pour que cette "machinerie stalinienne" fonctionne, ils ont trouvé le bouc émissaire idéal en la personne de Serguei Efron. Alia est soumise à la torture durant trois interminables semaines au terme desquelles la jeune femme avoue tout ce que l'on voudra. Seul un homme, celui qui paraissait le plus faible, celui qui fut incapable d'assumer la vie de son foyer, résiste. Serguei refuse d'incriminer sa femme. Puis les allemands, le 22 juin 1941, envahissent le pays. L'opération Barberousse commence. Avec de nombreux artistes, Marina décide de quitter Moscou. Mour, son fils fait partie de la "défense passive" avant de s'engager dans l'armée régulière. L'exode aboutit le 18 août 1941, à Elabouga, obscure bourgade de la République Tartare. N'a t'elle pas dit : "Puisque j'ai pu cesser d'écrire des poèmes, je pourrais un beau jour cesser d'aimer. Alors, je mourrai... je finirai, bien sûr, par un suicide", mais aussi : "Il me faut être très forte et croire en moi, sinon il m'est entièrement impossible de vivre !". Marina rédige trois lettres. La première à un écrivain lui demandant de s'occuper de son fils, elle ajoute "Je veux que Mour vive et étudie. Avec moi, il était perdu". La seconde est destinée aux témoins de son décès, qu'elle supplie d'accompagner Mour chez cet écrivain. La troisième est naturellement pour son fils chéri : "je t'aime à la folie... cela aurait été de mal en pis !". Puis elle se pend à une poutre où les crochets ne manquent pas. Son corps fut jeté dans le cimetière voisin, sans aucun signe ni aucune marque. Mour dira quelques jours plus tard : "elle a bien fait et elle a eu raison de se suicider : c'était la meilleure solution et je lui donne pleine et entière raison." Mour tombera sous les balles allemandes en juillet 1944 à l'âge de 19 ans. Serguei sera fusillé par la soviétiques quelques mois après le suicide de Marina. Ariadna, sa première fille, aura passé plus de 15 ans en prison, dans deux camps. Libre, elle consacrera le restant de sa vie à l'édition de l'œuvre de sa mère : "Poèmes et écrits intimes", rendant ainsi hommage à celle qui demeure l'un des plus grands auteurs du XX ème siècle. Marina Tsvétaeva aura vécu sous le regard absolu de la lumière sans jamais se renier, mais cette attitude, au royaume des hommes ne peut être comprise que comme une offense, "l'offense de la lumière !" Une destinée hors du commun, un témoignage à lire et à méditer... Et si un producteur, bien avisé, aimant la poésie de Marina, "l'étoile filante", consacrait un film à ce destin, que je considère aujourd'hui, comme le symbole et la mémoire de toute une époque ? Quelle leçon pour l'histoire et quel scénario pour le 7ème art ! ...
"Noir, ô mont qui étend
"Et - pas de tombe ! Ni de rupture !
Marina Tsvétaeva,
"Vivre dans le feu - Confessions",
Présenté par Tzvetov Todorov,
Robert Laffont -
ISBN : 9782221099537,
Prix : 22 €
Le quotidien sous haute surveillance Ariadna Efron, fille de Serguei et de Marina Tsvetaeva, l'une des plus grandes poétesses du XX ème, n'est pas une inconnue des lecteurs français, qui ont pu découvrir en 1988, ses lettres d'exil : "Correspondance avec Boris Pasternak", éditée par Albin Michel. Le présent ouvrage retient à plus d'un titre toute notre attention. Tout d'abord parce que son auteur a partagé, pendant un quart de siècle, l'intimité aussi bien littéraire que domestique de Marina. N'était-elle pas "ce lecteur absolu" comme se plaisait à dire sa mère ? Ariadna témoigne également sur l'univers des camps qu'elle subit pendant plus de quinze années. L'ouvrage proposé aujourd'hui s'ouvre sur les lettres d'Ariadna qu'elle rédigea dans les deux camps qu'elle a subis (lettres de Riazan et lettres d'exil en Sibérie). La seconde partie du volume contient des souvenirs de sa petite enfance où elle évoque les rapports, souvent conflictuels, avec sa mère. L'exil emmène la famille en Tchécoslovaquie puis en France… pour retourner ensuite en Russie, devenue l'Union Soviétique. Ces documents sont d'autant plus indispensables qu'ils permettent d'aborder l'œuvre de Marina Tsvetaeva sous un angle très personnel et souvent inconnu, et qui en même temps, prouvent l'infinie tendresse d'Ariadna envers cette mère artiste, traversant le quotidien sur le coursier de l'Absolu.
"Vera me demande : "tu m'aimes ? – Je t'aime affreusement, dis-je,- On ne dit pas je t'aime affreusement, rectifie Vera : affreusement signifie très mal et l'on n'aime pas très mal. Il faut dire : Je t'aime beaucoup. – Je t'aime affreusement, répété-je avec obstination. – Beaucoup, dit Vera. – Je t'aime affreusement", martelé-je, déjà en colère. Maman entre. Je me précipite à sa rencontre : Marinotchka, Vera m'a dit qu'il ne faut pas aimer affreusement, qu'on ne dit pas je t'aime affreusement, qu'on peut dire seulement j'aime beaucoup ! – Maman me prend dans ses bras : "On peut, Aletchka, aimer affreusement, c'est plus et mieux que simplement aimer ou aimer beaucoup", dit-elle, et elle gonfle ses narines ; elle est donc en colère contre Vera."
Ariadna Efron,
"Chroniques d'un goulag ordinaire",
Phébus -
EAN : 9782752900616,
Prix : 19,50 €
Le triangle des muses Ces correspondances sont, à plus d'un titre, exceptionnelles. En effet, elles véhiculent à la fois une intensité dramatique admirable, avivée par la grandeur d'âme des poètes et accentuée encore par l'éphémèrité de ces échanges. Dans le monde des hommes, les poètes font souvent figure d'astres mystérieux, comètes échevelées, ou d'étoiles filantes, qui après avoir déchiré d'un trait de lumière l'étoffe de la ténèbre, replonge la terre dans la routine quotidienne. Marina Tsvétaïeva, qui vivait dans le monde éthéré des âmes, cherchait des êtres à sa mesure, car dans cet univers où triomphe le mensonge, l'égoïsme et la fraude, elle appelle de toutes ses forces l'absolu qu'offre "le monde des âmes" en opposition à celui des corps. Elle révèlera en 1935, qu'elle a trouvé son égal "de ceux dont la puissance égalait la mienne, je n'ai rencontré que Rilke et Pasternak" et plus loin "Je fais passer Rilke en langue russe, tout comme il me fera un jour passer dans l'autre monde". Pour comprendre l'intérêt passionné que voue le poète allemand à la Russie, il nous faut remonter en 1899 (Rilke a 24 ans) où il effectuait son premier voyage dans ce pays fascinant, au bras de Lou Andréas Salomé (voir sur notre site, la présentation de cette artiste). De Moscou, il se rendit, avec des lettres de recommandation, chez le peintre Léonide Pasternak, qui lui permit de rencontrer le grand Tolstoï. Boris, fils du peintre ne vit qu'une seule fois le poète allemand alors que sa famille se rendait dans le Sud de la Russie et que Rilke, en compagnie de Lou, effectuait un voyage en Ukraine. Toutes les pièces de l'échiquier magique sont en place et on découvrira les circonstances qui favorisèrent la rencontre épistolaire de ces trois géants de la littérature du XX ème que l'histoire allait métamorphoser en génies. Ces quatre mois de correspondances (été 1926) où l'on "voit"; Rilke en Suisse, céder, peu à peu, à la leucémie; Tsvétaeva se débattre entre la folie et la mesquinerie humaine, vivant en France la misère et l'émigration, et Pasternak bloqué dans la capitale russe par une révolution qui accouchait d'un monde où le visage de l'Etat écrasait l'individu, sont un moment d'absolu où l'âme humaine prend la forme d'une plume dont le sang répandu immortalise l'incandescence d'une pensée au Zénith de sa course. Réservez à cet ouvrage une place d'honneur dans votre bibliothèque, car il incarne, à jamais, un sommet de la littérature mondiale.
"Fenêtre loin de nos murs depuis longtemps transposée
Rainer Maria Rilke,
Boris Pasternak,
Marina Tsvétaïeva,
"Correspondance à trois - été 1926",
L'imaginaire-Gallimard -
ISBN : 9782070-768134,
Prix : 7,90 €
Avec la venue du Printemps, comme chaque année, apparaît "Les Citadelles". Cette revue de poésie fête son 10ème anniversaire et pour l'occasion a revêtu une couverture modernisée. Cette parution est toujours un événement dans le monde artistique. Ce numéro qui compte plus de 150 pages, s'ouvre en donnant la parole à son directeur: Philippe Démeron. Dans le prologue, il souligne que les Citadelles, au milieu de la forêt des revues de poésie, ne représente qu'un morceau de puzzle, une lettre de l'alphabet des hommes, une page de l'encyclopédie artistique qui, malgré le silence médiatique autour de la belle n'est, n'en déplaise à ses détracteurs, pas endormie, mais bien présente et active. Nous découvrons ensuite un vibrant hommage à Alain Léglise, poète délicat et secret, disparu prématurément et tragiquement. L'intervention de son ami Roger Lecomte, nous permet à la fois de "revoir" l'homme et de relire, grâce à une dizaine de textes (dont certains inédits), le poète qui, comme Icare, a voulu toucher l'astre diurne. On se plaît à rêver de la parution d'un recueil regroupant son œuvre poétique complète, avec une biographie qui nous permettrait une plus grande intimité avec cet artiste, ami des chats et des fleurs, qui tutoyait le mystère. Le numéro se poursuit avec la poésie européenne. Ce voyage nous entraîne sur les pas de Joseph Palau i Fabre, l'alchimiste du Caldes d'Estrac; puis avec Maria Grech Ganado, où l'écriture a le goût de la vie; puis nous passons après l'Espagne Catalane, Malte et la Slovaquie, par l'Irelande avec Fred Johnson, pays des légendes et des Fées; puis la Roumanie pour atteindre l'Allemagne. Puis la revue propose un portrait de Gérard Bocholier "La Plaie, la lumière" présenté par Jean Pichet. Une large rubrique est consacrée aux poètes contemporains, de notre beau pays de France. De brèves chroniques rappellent les derniers titres des recueils parus. Notons le Festival International de Poésie, qui aura lieu à Brutslave fin septembre 2005. Pour tout renseignement : www.arspoetica.sk, ainsi que la parution d'une anthologie sur la poésie polonaise au XX ème "Voix et Visages" (consultez votre libraire). La revue se referme sur la présentation des poètes que "Citadelles" publie pour la première fois. "Citadelles", un panorama d'ici et d'ailleurs qui nous permet d'accéder à la découverte de certains talents et le plaisir de lire des contemporains qui sculptent le paysage de ce XXI ème naissant et qui laisseront, sans doute, la trace de leur souffle sur le front de nos mémoires.
Alain Léglise (inédit, le 13 août 2002)
"Les Citadelles",
Revue annuelle de Poésie -
ISBN : 1253-0557,
Prix : 10 €
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