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Sa mère... sans verser dans de la psychologie de boulevard, il faut bien dire que pour beaucoup d'être humain, elle 'pose les bases' et parfois conditionne une existence. Ce fut le cas pour Colette qui vécue une enfance campagnarde bienheureuse auprès d'une mère qui adulait ses enfants et mettait plus de coeur à leur prodiguer 'le goût de la liberté' et 'l'amour de la nature' qu'à les envoyer à confesse... Une enfance heureuse dont le seul malheur fut, comme elle le dit elle-même, d'être 'une mauvaise préparation aux contacts humains'. Cette réflexion, elle l'a fit quelques années après avoir quitté sa campagne natale lorsqu'elle épousa à 20 ans, un Don-Juan notoire, Henri Gauthier Villars dit Willie qui l'entraîna dans un tourbillon de vie mondaine à Paris. C'est grâce à lui qu'elle commença à écrire la fameuse série des Claudine, signé par lui, dont elle ne conservera les droits que des deux dernier, son mari ayant vendu les autres afin de se renflouer et, bien sûr, sans lui demander son avis... une petite trahison parmi tant d'autres qui lui feront écrire plus tard dans ce qui sera le roman de sa maturité, La Vagabonde : "Mon dieu! que j'étais jeune et que je l'aimais cet homme-là! et comme j'ai souffert!". De sa vie 'fusionnelle' avec la nature elle gardera toute sa vie ce goût immodéré pour la liberté, sa compréhension instinctive des animaux, son goût pour la cuisine, son sens de l'observation et sa luxuriante sensualité. Une sensualité presque 'païenne' qui lui permettra, après son divorce avec le fameux 'Willy' non seulement de faire de la pantomime mais aussi de danser à moitié-nue au Moulin Rouge en compagnie d'une femme aux moeurs de 'Lesbos' prononcée et qui se déguisait en homme : Missy ou Mathilde de Morny... Une femme qui ne fut apparemment pas seulement sa compagne sur scène. Elle écrira aussi, des romans qui disent sa souffrance de la perte du bel amour, du premier amour : la retraite sentimentale, la Vagabonde. 'Vagabonde' car Colette était avant tout une femme sauvage, libre, une femme peu convenable dans cette France du début du siècle comme le lui disait jean Anouilh : "Vous êtes la fière impudeur, le sage plaisir, l'insolente liberté (...)". Colette se remariera avec le codirecteur du journal le 'Matin', Henry de Jouvenel et aura un enfant, une fille, qui naîtra curieusement après la mort de 'Sido' comme si elle était l'éternelle petite fille de sa mère et ne pouvait devenir mère à son tour qu'après son décès. Ce sera la période de la maturité. elle abandonne le Music-Hall (1913) et devient directrice littéraire du 'Matin'. Elle continue d'écrire aussi&mnsp;: la paix chez les bêtes, Mitsou, Chéri... Mais dans sa double quête d'identité et de liberté, elle divorcera à nouveau et se remariera en 1935 avec Maurice Goudeket, un juif qu'elle parviendra à faire libérer pendant la guerre. Peu après celle-ci elle rentre à l'académie Goncourt et sa gloire est en marche... Mais on ne peut parler de Colette s'en évoquer aussi son attirance pour la 'bonne chair' et son amour des 'bêtes' et je terminerai ainsi avec la première page de Dialogues de Bêtes:
Personnages Pour en savoir plus : http://www.colette.org
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* Francis JAMMES
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